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 Lumière du jour ou lumière artificiel ?

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MessageSujet: Lumière du jour ou lumière artificiel ?   2010-04-08, 09:49

Lumière du jour ou lumière artificiel ?

De grâce, ne froncez pas tout de suite les sourcils d’indignation lorsque j’affirme que la lumière du jour dans l’aquarium est aussi de la "lumière artificielle". La lumière diurne dans nos salles de séjour, filtrée pat plusieurs vitres et modifiée dans sa qualité, n’est absolument pas la lumière que l’on trouve dans les eaux naturelles. En été, elle est souvent trop intense, en hiver habituellement trop faible pour l’aquarium et, bien sûr, seulement présente pendant quelques heures par jour. Néanmoins, on peut dire qu’elle s’approche des conditions qui prévalent dans la nature, même si l’intensité est les propriétés spectrales sont soumises à des fortes fluctuations. Bien qu’en hiver on ne puisse se passer de source de lumière artificielle supplémentaire, la lumière diurne nous est offerte gratuitement en été fort utile lorsqu’on en a besoin dans un but bien précis. Elle n’atteint en fait pas l’aquarium comme une "lumière naturelle", mais cela n’entraîne aucun problème de réflexion de couleurs et de composition spectrale en ce qui concerne les plantes.

Nous devrions donc poser différemment la question : les avantages de la lumière du jour pour la croissance des plantes dans nos aquariums ont-ils une valeur pratique quelconque en dehors du fait qu’ils permettent une économie d’électricité ? Je crois que l’on peut y répondre catégoriquement non ! Avec nos standards actuels en matière technologique, une lumière artificielle correctement choisie constitue un substitut parfaitement adéquat à la lumière du jour. En outre, l’effet décoratif d’un aquarium est souvent uniquement mis en évidence par un éclairage artificiel. Placer un aquarium dans un mur, dans un coffrage en bois ou une bibliothèque serait pratiquement impossible sans éclairage artificiel, parce qu’en règle générale, la lumière diurne est trop faible à de tels endroits et, en outre, possède une direction d’incidence presque exclusivement latérale. La lumière dans l’aquarium devrait cependant provenir principalement du haut, comme dans la nature.

Dans un chapitre antérieur, j’ai parlé de la lumière artificielle correctement choisie. Quelles sources de lumière artificielle allons-nous utiliser, quelle lampe permet une bonne croissance des plantes et de jolies couleurs naturelles ? Faut-il combiner différents types de lampes ?

Lumière artificielle

On a déjà beaucoup écrit au sujet de l’éclairage artificiel. Au premier chapitre, nous avons passé en revue des sources de lumière artificielle convenant à l’aquarium et nous avons étudié les exigences des plantes aquatiques. Nous avons mentionné plus d’une fois les différents types de lampes ; nous allons à présent faire notre choix et donner les raisons de ce choix.

Lampes incandescentes

Je ne parlerais pas des lampes incandescentes comme elles doivent disparaître dans un proche avenir.

Lampes fluorescentes

Ici, les modèles existant sont assez nombreux, variés et, de prime abord, un peu déroutants ; le choix semble donc difficile. Mais si vous relisez rapidement de quelle manière les plantes "évaluent" la lumière qui leur parvient pour leurs activités photosynthétiques, le choix devient alors beaucoup plus aisé. La lumière est nécessaire et doit, avant tout, contenir des qualités suffisantes de bleu violet et de rouge. Entre ces gammes, il pourrait y avoir, en théorie, le noir absolu. Ces exigences formulées par les plantes sont satisfaites par les lampes spéciales prévues pour l’éclairage des plantes.

Les lampes fluorescentes du type "Gro-Lux" de la marque SYLVANIA, par exemple, sont très bien adaptées aux exigences lumineuses des plantes et agissent avec la plus grande efficacité sur la croissance des plantes. A consommation d’électricité égale, la lampe à irradiation pour plantes produit deux à trois fois l’effet de croissance d’une lampe fluorescente normale.

La supériorité de tels modèles de lampes est malheureusement un peu réduite par un désavantage : leur lumière a un aspect qui n’est pas du tout naturel. Bien qu’elles permettent à tous les tons de couleur bleue, et surtout à tous les rouges, de briller avec une réelle intensité, les composants jaunes et verts du spectre ne sont représentés qu’à un degré mineur. La lumière produit dès lors un éclairage froid et presque fantomatique qui devient particulièrement évident lorsqu’on effectue une comparaison directe avec un aquarium éclairé normalement. En résumé, on peut affirmer que l’éclairage "Gro-Lux" est idéal pour les plantes, mais que pour les yeux, en tant que lumière d’aspect violet rougeâtre, son emploi est une affaire de goût. On a déjà émis l’idée qu’un effet de lumière plus chaud peut être obtenu avec ce genre de lampe en utilisant de l’eau jaune filtrée sur de la tourbe. Si vous avez l’intention d’appliquer cette méthode, de grâce, avant de commencer, relisez le chapitre sur les pertes de lumière. Vous partagerez alors très probablement mon opinion en estimant qu’une telle aventure ressemble fort à celle de celui qui achète une voiture avec un moteur puissant et freine ensuite continuellement pour empêcher cette voiture de rouler trop vite. Les lampes "Gro-Lux" donnent aussi un aspect beaucoup plus rouge à vos poissons. Essayez avec des Tétras Cardinalis, Paracheirodon axelrodi.

Jetons un autre regard sur la répartition de l’intensité relative spectrale rayonnante de la lumière solaire et des lampes fluorescentes présentée au début. Comme on le sait, une réflexion de couleur aussi proche que possible de la nature ne peut également être obtenue de la lumière artificielle que si sa composition spectrale présente une ressemblance aussi proche que possible avec le spectre du soleil. La dépendance de la perception colorée vis-à-vis de l’intensité lumineuse, qu’il ne faut pas perdre de vue, doit aussi être étudiée. Les modèles deluxe et lumière diurne sont les plus proches de la lumière solaire. La couleur lumineuse du second modèle équivaut en gros à la lumière du jour sous un ciel couvert et présente un composant bleu relativement important. Pour empêcher que sa réflexion colorée ne paraisse froide, il ne faut l’utiliser qu’avec une intensité lumineuse supérieure à environ 1 000 lux. Comme tous les autres modèles également, ces deux types de lampes ont un composant rouge foncé nettement inférieur à celui de la lumière solaire, mais les plantes ne semblent pas en être affectées.

Des expériences ont révélé qu’une certaine dose minimum de lumière rouge est nécessaire pour une croissance normale des plantes. Les lampes fluorescentes précitées produisent ce minimum énergétique en quantité suffisante. Néanmoins, SYLVANIA a crée le modèle "Gro-Lux" WS, qui possède un spectre allant beaucoup plus profondément et un pourcentage d’énergie plus élevé dans la gamme rouge foncé (700 à 780 nm). Son composant jaune vert est aussi beaucoup plus important que celui du "Gro-Lux" et procure donc aussi une réflexion colorée bien plus agréable.

Les modèles deluxe blanc conviennent parfaitement pour un éclairage artificiel de l’aquarium si on souhaite réaliser à la fois une bonne croissance des plantes et une jolie réflexion des couleurs. Même le soir, lorsque la pièce est éclairée à l’aide d’une lumière incandescente pour les dernière survivante ou par des lampes fluo-compactes, leur lumière semble assez naturelle ; utiliser uniquement les modèles deluxe à tons chauds représente à mon avis une erreur puisqu’après tout, ils ont été crées pour émettre une lumière paraissant incandescente. Avec un éclairage deluxe blanc, comme mentionné ci-dessus, utilisez également un éclairage diurne ou bien blanc universel, qui n’est cependant plus aussi favorable que les deux précédents dans sa réflexion de couleur.

Grâce à leur maximum vert jaune, l’éclairage blanc lumineux tout comme le blanc universel constitue une autre possibilité lorsqu’on les utilise conjointement avec un "Gro-Lux" pour compenser sa déficience en vert jaune. Un tube lumineux combiné à un tube "Gro-Lux" de puissance égale, installés à une distance de 15 cm de l’un des l’autres et à une hauteur entre le tubes fluorescents et la surface de l’eau de 15 cm, réalisent en même temps "l’effet Gro-Lux" (légèrement moins fort) et une réflexion de couleur satisfaisante.

En combinant un tube lumière du jour avec un tube deluxe ton chaud, il est possible de copier le spectre "Gro-Lux" dans les gammes bleues et rouges, et en outre, on peut ainsi bénéficier d’une réflexion de couleur bien plus agréable.

Permettez-moi d’insister à nouveau sur ceci : si vous désirez obtenir une bonne croissance des plantes ainsi qu’une réflexion de couleur optimal sans devoir effectuer des expériences et des arrangements coûteux, utiliser le modèle deluxe seul et installez autant de tubes nécessaires pour atteindre les valeurs d’intensité lumineuse requises. Mesurer l’intensité lumineuse est une affaire très simple avec ce genre de lampe et il est possible de le faire sans être obligé de prendre des facteurs de conversion en considération, puisque toutes les données se réfèrent à des lampes fluorescentes deluxe blanc ou à la lumière du jour.

Mais si vous être partisan d’un éclairage très efficace et du réel effet botanique des lampes de la série "Gro-Lux", vous devez garder en mémoire que cet éclairage paraît sombre et qu’à cause de cela , on est facilement tenté de le considérer comme étant "trop faible" ! Dès lors, quand vous mesurez et estimez ces sources lumineuses, n’oubliez jamais de faire intervenir les facteurs de conversion que j’ai mentionnés.

Les autres lampes

Je parlerais dans l’avenir des autres types de lampes, dès que je trouverais des informations pertinentes à leurs sujets.

Calcul du Wattage correct de la lampe

Il est ennuyeux et coûteux d’acheter un équipement d’éclairage qui se révèle par la suite inutile, parce qu’il ne convient pas à la taille de l’aquarium et qu’il est trop faible ou trop puissant. Comment peut-on donc déterminer à l’avance le wattage correct de la lampe pour n’importe quelle taille de bac ? Sous l’eau, la luminosité est déterminée d’une part par la puissance lumineuse de la lampe, y compris le réflecteur, et d’autre part par la taille et, à un degré capital, par la nature du milieu à pénétrer. Au cours du trajet entre la source lumineuse et la plante, une assez grande quantité de lumière se perd. La vitre de couverture et surtout l’eau elle-même jouent un rôle dans la réduction de, par exemple, 12 000 lux directement à la lampe fluorescente, à seulement 1 000 lux à une profondeur de 50 cm. Seul l’air est pratiquement irréprochable en ce qui concerne cette perte. La source lumineuse pourrit donc tout aussi bien être placée à 1 mètre au-dessus de la surface de l’eau, pour autant qu’un réflecteur adéquat empêche la région lumineuse de cône de lumière de devenir plus vaste. Rappelez-vous :

Intensité lumineuse = Flux lumineux / Surface

Mais le verre et l’eau, aussi cristallins et transparents qu’ils soient, absorbent, réfléchissent et diffusent la lumière. Nous avons étudié tout cela en détail ; souvenez-vous aussi que les pertes par réflexion sur les surfaces de verre et l’eau sont plus importantes, plus la lumière n’arrive en oblique.
Afin de pouvoir parvenir à une bonne estimation de la lumière des lampes fluorescentes nécessaires à un aquarium de n’importe quelles dimensions, nous devons tout d’abord admettre quelque condition préalable :

1. L’eau de l’aquarium doit être presque incolore (pas de filtration sur tourbe ou, alternativement, d’addition d’extrais d’eau noire) et cristalline.
2. La verre utiliser comme couvercle doit être propre.
3. Le réflecteur doit être de bonne qualité ; nous donnerons d’autres détails sur les réflecteurs dans le chapitre qui leur sera consacré.
Nous calculons comme il suit le wattage nécessaire pour la lampe fluorescente de type deluxe blanc :

N = E· S / 24 · η (watt)

Dans cette formule, E est l’intensité lumineuse désirée (lx), S la surface à éclairer (en M²), η (=eta) le facteur de perte dépendant de la profondeur de l’eau. On trouve η dépendant de la profondeur de l’eau en utilisant le tableau ci-dessous.

tableau

Pour mieux comprendre, prenons un exemple : un aquarium de dimension 80 X 30 X 30 cm (longueur X largeur X profondeur) doit recevoir une intensité lumineuse moyenne de E = 1 500 lx à une profondeur de 20 cm. Quel est le wattage nécessaire de la lampe ?
Pour une profondeur de 20 cm, le tableau donne une valeur η = 0.82.
Le wattage nécessaire pour la lampe est donc de :

N = E· S / 24 · 0.82 = 1500 · 0.24 / 24 · 0.82 = 18.3 watts

Cette valeur mathématique est arrondie à une valeur pratique de 18 ou 20 Watts.

La formule s’applique aux couleurs lumineuses deluxe blanc, également aux tubes lumière diurne, et elle est aussi suffisamment précise avec des tubes blanc universel. Si vous désirez utiliser des tubes "Gro-Lux", divisez le résultat obtenu par deux. Dans notre exemple, un tube "Gro-Lux" d’environ 10 Watts serait donc nécessaire.

De grâce, ne vous fâchez pas si, ce bac venant d’être rééquipé, vous découvrez un peu plus tard, en effectuant un contrôle de routine, qu’il existe une intensité lumineuse plus importante. L’eau douce est incolore. Mais dans l’aquarium, une certaine décoloration due à des déchets d’origine organique se produit inévitablement au bout d’un certain temps. A cause de cela, la translucidité de l’eau diminue et l’intensité lumineuse décroît d’elle-même. Également, l’exploitation lumineuse de nouvelles lampes fluorescente deviendra légèrement plus faible au fil du temps et, en fin de compte, un éclairage complètement égal de tout le bac devient difficile à réaliser. Mesurez à nouveau deux mois plus tard et le résultat devra être assez proche des 1 500 lx désirés.

Ne vous fatiguez pas à faire des calculs précis jusqu’à deux chiffres après la virgule. Tout d’abord, ce serait inutile, ainsi que l’on peut en conclure d’après les renseignements ci-dessus, et ensuite, cela ne pourrait être appliqué d’une manière pratique puisqu’il faut adapter les besoins en puissance lumineuse à la taille des lampes disponibles dans le commerce. Dans le doute, arrondissez !

Ne vous tracassez pas non plus si l’éclairage "Gro-Lux" crée une image sous-marine un peu sombre et obscure, même avec un wattage identique à celui d’une lampe deluxe blanc. Après tout, c’est la conséquence de la très faible composante de lumière jaune vert, ce que notre œil remarque en observant : "éclairage sombre".

Le réflecteur

La fonction du réflecteur consiste à capter la lumière que la lampe émet vers le haut et les côtés et, avec le moins de pertes possible, à la renvoyer vers l’aquarium. On constatera que sans dispositif spécial la moitié de la lumière émise par une lampe fluorescente ne peut même pas frapper le verre-couvercle, sans parler de la surface de l’eau, et on ne peut manquer de réaliser l’importance de la fonction du réflecteur. Mais, outre cela, le réflecteur est aussi censé répartir également la lumière captée et renvoyer, si possible, des rayons frappant verticalement la surface de l’eau. Il n’est donc pas suffisant de placer simplement un abat-jour réfléchissant au-dessus de la lampe, celui-ci doit avoir une forme adaptée à sa fonction.

Nous ne devons pas commettre l’erreur qui consiste à copier les rayons parallèles de la lumières solaire arrivant " à flots". Cela peut être réalisé avec des projecteurs ; avec des lampes fluorescentes, un effet similaire ne serait possible qu’à l’aidez d’un réflecteur parabolique placé à une grande distance entre la source lumineuse et la surface de l’eau. Mais on désire généralement un réflecteur au volume peu épais. Dans ce cas, tout ce que l’on peut obtenir est une lumière diffuse, c’est-à-dire une lumière partant de nombreuses directions. Cela peut présenter l’avantage d’un faible effet ombrageant dans l’aquarium, mais entraîne aussi de plus grandes pertes par réfraction sur le verre-couvercle et la surface de l’eau.

Si l’éclairage de l’aquarium doit être aussi égal que possible, le réflecteur doit recouvrir toute la zone éclairée. Le fait que, dans ce cas, la longueur de la lampe doit correspondre à celle de l’aquarium paraît évident.

La forme du profil du réflecteur est déterminée par la position de la lampe, si la lampe est plus ou moins au milieu du bac, le réflecteur doit être symétrique. Une répartition complètement égale de la lumière peut cependant, malgré tous les efforts, ne pas être obtenue avec un réflecteur de faible hauteur. Au contraire, il fera toujours plus lumineux là où la distance à partir de la lampe est la plus courte.

On souhaite souvent que le flux lumineux principal soit dirigé dans l’aquarium au-dessus de la vire frontale, parce qu’un grand nombre de poissons présentent des couleurs plus brillantes lorsqu’ils sont éclairés directement du haut. Dans ce cas, la lampe doit être installée au-dessus de la moitié antérieure du bac. On peut toutefois obtenir un meilleur contraste des couleurs dans l’aquarium en reculant davantage la source de lumière. Un éclairage très intense concentré sur une très petite surface ne peut réellement être obtenu avec des lampes fluorescentes. On y parvient facilement avec des projecteurs.

Un réflecteur qui réfléchit bien, dans le sens d’une exploitation de puissance optimale, devrait posséder une couche réfléchissante d’une matière appropriée. Un miroir au profil adéquat serait idéal. Mais de l’aluminium poli, comme ces feuilles vendues dans le commerce pour emballer des aliments, réfléchit aussi très bien. On peut recouvrir efficacement le réflecteur avec de telles feuilles d’aluminium. De la couleur blanche convient moins bien : il est peu probable qu’elle réfléchisse beaucoup plus de 50 % de la lumière qui la frappe, le reste est absorbé. Des surface mates éparpillent très fortement la lumière et ne conviennent donc pas comme surface réfléchissantes favorisant très peu les pertes.

Il faut aussi envisager l’utilisation de lampes fluorescentes comportant une couche réfléchissante incorporée, mais comparativement aux autres lampes fluorescentes, le choix est très limité en matière de modèles et de wattage. En outre, la couche réfléchissante renvoie dans la direction désirée seulement qu’une partie de la lumière qui la frappe et laisse le reste la traverser. Nous ne pouvons donc pas nous passer d’un réflecteur, mais nous pouvons réduire son efficacité, et cela malheureusement aussi en ce qui concerne la répartition égale souhaitable de la lumière. Si vous désirez toujours installer une telle lampe, vous devrez utiliser non pas les soquets (douilles) normaux, mais un appareillage spécial manœuvrable, afin de pouvoir placer la lampe en position correcte (la couche réfléchissante en haut). Le réflecteur habituel en acier inoxydable existant en bande ou en bande ou en dais est de loin le meilleur et le moins coûteux.

Avec ou sans couvercle en verre ?

Dans des circonstances normales, un aquarium est recouvert d’un couvercle en plastique ou en verre, et l’équipement d’éclairage est placé au-dessus de lui. Il existe cependant diverse raisons qui plaide contre l’usage d’un couvercle en plastique ou en verre : une personne économe peut être tentée d’éviter les pertes de lumière engendrées par le couvercle et, en même temps, souhaiter obtenir d’avantages de radiations ultraviolets et infrarouges à la surface de l’eau, ou bien, on désire que les plantes flottantes et paludéennes disposent d’un espace suffisamment élevé dans l’air frais, chaud et humide ; en résumé, le couvercle gène, bien qu’il minimise l’évaporation et empêche les poissons de sauter hors du bac, sans oublier qu’il interdit aux substances étrangères de tomber dans l’eau.

Pour tout ce qui a trait l’éclairage, l’absence de couvercle n’a de justification que si le réflecteur est également fixé sous le couvercle de l’aquarium. Dans ce cas, il faut absolument qu’il ne soit pas sensible à un degré d’humidité de l’air très élevé ou à de l’eau qui se condense, et aussi qu’il ne dégage pas de substance toxiques dans l’eau il faut utiliser des soquets et des accessoires électriques étanches. On doit aussi garder présent à l’esprit que de l’eau éclaboussée, entre autres par le courant de bulles d’air de l’aérateur, peut entraîner la formation de dépôts calcaires sur la lampe et le réflecteur. Tout bien considéré, l’éclairage sans un écran entre l’eau et la lampe est nettement plus compliqué et coûteux, mais il peut être fructueux si la croissance des plantes est votre but majeur.

Avant de conclure ce chapitre, une dernière suggestion : mesurez la température dans le support de la lampe alors que celle-ci fonctionne depuis au moins une heure. Avec des lampes fluorescentes, la température ne doit pas être supérieure à 30 °C, autrement l’émission de lumière des lampes fluorescentes spéciales pour des températures ambiantes de 45 à 50 °C, mais seul un certain nombre de modèles et de tailles sont disponibles. (Selon le Dr. Axelrod) enduire les soquets est utile pour réduire la rouille. Il conseille d’utiliser de la vaseline.

Effets réciproques des plantes de la lumière et de l’eau

Les activités vitales de la plante ont déjà été étudiées et nous avons vu à quel point sa croissance et son bien-être dépendent des processus gouvernés par la lumière. Nous avons évoqué la photosynthèse (assimilation) et la dissimilation, mais nous n’avons pas posé la question de savoir si tout cela se réalise sans affecter l’eau de l’aquarium.

Regardons tout d’abord un verre rempli d’eau du robinet. Si personne n’y boit ou ne le renverse, il est en équilibre. Et pourquoi pas ?, demanderez-vous. Après tout, c’est une matière morte ! Tout le monde sait que des substances de dureté variable, principalement du calcium, sont dissoutes dans l’eau du robinet. Habituellement, la majeure partie du calcium est présente sous la forme de bicarbonate. Mais pour être sûr que le bicarbonate reste en solution, une quantité minimum de dioxyde de carbone(CO²) - proportionnelle à la quantité de carbonate - est nécessaire (ce que l’on appelle "l’équilibre acide carbonique") et a été dissoute dans l’eau sous la forme de gaz. Celui-ci, à son tour, est en équilibre avec l’air atmosphérique. Nous pouvons voir à présent que si un composant change, les autres vont aussi changer et le système dans sa totalité est modifié et il en résulte un nouvel état d’équilibre.

Dés lors, si la plante vivante est placé dans un tel environnement équilibre, un déséquilibre se produit immédiatement. Au cours de la photosynthèse, la plante consomme du dioxyde de carbone et ce gaz dissous dans l’eau diminue à moins que l’une ou l’autre source ne lui en fournisse encore. Les poissons constituent habituellement une source de remplacement suffisante. Ils consomment de l’oxygène et libèrent du CO². Néanmoins, en dépit de cela, il peut arriver que les plantes utilisent plus de CO², si leur activité s’accroit en fonction d’un important stock de plantes et l’influence de la lumière solaire, que les autres organismes ne peuvent en produire. Cela entraîne la réduction du CO² dissous au point que tout le bicarbonate ne peut plus rester en solution et est précipité. Le processus chimique exact ne nous intéresse pas ici ; il nous suffit de savoir qu’au cours de cette "décalcification biogénique", le calcium (ou plus précisément, le carbonate de calcium) est précipité et que la dureté de l’eau diminue donc ; en dehors de cela, le CO² est libéré et devient disponible pour la photosynthèse des plantes.

Nous n’allons pas étudier ces processus en détail ; ils se produisent en fait très rarement dans l’aquarium sous cette forme extrême. Mais nous pouvons constater qu’avec l’aide de la lumière, les plantes peuvent modifier de façon considérable l’ancien équilibre. Bien que l’eau tende immédiatement vers un nouvel état d’équilibre, ce dernier peut, dans des conditions extrêmes, paraître différent et être moins favorable qu’il ne l’était à l’origine pour des organismes vivants. pendant la nuit, les poissons et les plantes libèrent du CO², et le carbonate de calcium précipité peut se retransformer en bicarbonate. S’il y a plus de CO² que ce qui peut s’unir au calcium non dissous, le volume de CO² libre dissous va augmenter, ce qui est moins avantageux pour les poissons. Mais un excès d’oxygène causé par une très forte assimilation, une "sursaturation" d’oxygène dans l’eau, peut mettre en danger la vie des poissons. Néanmoins, comme je l’ai dir plus tôt, ces situations ne se rencontrent que rarement dans l’aquarium puisque la filtration et l’aération, qui sont habituellement présentes, diminuent sensiblement les effets défavorables d’une assimilation ou d’une dissimilation excessives. En outre, un échange constant de gaz avec l’air atmosphérique se produit à la surface de l’eau ; dans un bac éclairé artificiellement, la décalcification biogénique ne se réalise habituellement pas, en règle générale, à l’avantage de l’aquarium.

L’activité biologique dans l’aquarium est fortement mais pas exclusivement déterminée par l’effet réciproque des plantes, de la lumière et des poissons. On pourrait aussi par exemple, parler abondamment de l’activité bactérienne et de ces effets dans l’aquarium ; jusqu’à un certain point, les processus biologiques incroyablement nombreux, enchaînés et interdépendants dans l’aquarium, restent encore inexpliqués. Sous de nombreux aspects, des suppositions et des théories formulées doivent prendre la place de connaissances scientifiques exactes, et chaque aquarists élabore sa propre philosophie en matière de poissons et de plantes. Le lecteur voudra donc bien me pardonner si, pour conclure, je m’écarte aussi un peut du sujet "l’éclairage des aquariums" et présente quelque idées au sujet de cet "équilibre biologique" dans l’aquarium, dont on a tant parlé.

L’équilibre biologique

Principe de base :
Plus "l’harmonie" biologique entre l’eau et les plantes est favorables (l’aquarium équilibré), plus l’effets d’un bon éclairage est bénéfique à l’aquarium. Accroire ou diminuer l’intensité lumineuse et changer perpétuellement les types de lampes affecte assez sérieusement la croissance et le bien-être des plantes aquatiques et les algues. Une manipulation incontrôlée de l’éclairage due à l’ignorance constitue en fait un bien mauvais traitement pour n’obtenir en fin de compte qu’une faible croissance des plantes. Au début de cet article, j’ai fermement condamné les nombreuses pratiques techniques et commerciales réalisées bien souvent sans succès à long terme par l’aquarist amateur qui commence à désespérer suite à la croissance insatisfaisante de ses plantes. Nous ne devrons cependant pas oublier qu’en dehors d’un éclairage inadapté, les propriétés biologiques, physiques et chimiques de l’eau entourant les plantes aquatiques ont aussi une importante capitales pour une bonne croissance es plantes. Il y a quelque temps, ont parlait de "l’aquarium équilibré", en entendant par là que les influences biologiques, entre autres l’activité bactérienne, la vie des poissons et des plantes, les valeurs physiques, température, lumière, osmose, mouvement de l’eau et les processus chimiques, oxydation, réduction, cycle acide carbonique, azote et soufre, valeur du pH, dureté de l’eau, potentiel réductionnel, s’adaptent l’un à l’autre et s’équilibrent mutuellement.

De nos jours, la majorité des autres auteurs contestent cette idée, très vraisemblablement avec raison, en considérant les armes que les techniciens de l’aquarium moderne utilisent pour bouleverser l’équilibre de l’eau. Celui qui, par exemple, à l’aide d’une pompe puissante, fait passer toute l’eau de l’aquarium sur un filtre, dix à vingt fois par jour, parvient certainement à amener l’eau à une valeur nominale artificielle. Ou bien, lorsqu’en se basant sur certaines affirmations, on ajoute tous les produits chimiques et "agents améliorant l’eau", on n’obtient assurément pas un état d’équilibre. Mais dès que la pompe s’arrête et que cesse l’apport des produits chimiques, l’eau commence immédiatement à perdre ses valeurs et propriétés acquises artificiellement. Elle s’efforce d’atteindre "l’équilibre" tellement méprisé et va y rester ou ne s’en écarter que très faiblement si on la laisse telle quelle, avec un nombre raisonnable de poissons et de plantes, dû peut-être à une faible aération, à une filtration modérée et à un apport occasionnel d’eau fraîche.

Un exemple vécu : Deux bacs de dimensions différentes, peuplés d’espèces différentes de poissons et de plantes étaient, d’une manière conservatrice, aérés à l’aide d’une pompe à air et leur eau était filtrée au moyen d’un filtre extérieur. Ces bacs étaient éclairés avec des lampes fluorescentes deluxe. A l’issue d’une période d’un an au cours de laquelle tout s’était bien passé, on interrompit simultanément la filtration. On se contenta de maintenir une faible aération produite par des diffuseurs d’air et également un changement partiel d’eau avec de l’extrait d’humus brut, ce qui avait été pratiqué tous les trois mois depuis le début. Au bout de quelques jours à peine, la première surprise se produisit : l’eau avait acquis une limpidité extraordinaire, sans cesse admirée par les visiteurs, et elle la conserva jusqu’à la fin de l’expérience, bien que pendant toute cette période, les poissons aient nourris exclusivement de nourritures sèches. Six mois plus tard, j’introduisis dans un des bacs quelques boutures d’herbes aquatiques, afin de tester si ces plantes réputées pour leur "soif de lumière" croîtraient dans mon bac "éclairé économiquement". Et alors, j’eus droit à la deuxième surprise : en quelques semaines, les trois ou quatre boutures d’Elodea avaient poussé pour former un groupe tellement épais qu’il n’y avait plus assez de place pour les poissons et les autres plantes ! Au bout de plusieurs autres mois, les Elodea durent à nouveau être fortement réduites en nombre.

Mais quelle était la situation à la fin de l’expérience, après que toute filtration ait été interrompue pendant environ un an ? Les Elodea ne poussaient plus alors qu’avec lenteur ; elles étaient de plus en plus étouffées par la croissance excessive d’algues vertes et bleu vert qui, au départ, étaient pratiquement absentes mais réclamaient maintenant un espace de plus en plus vaste, surtout dans le plus petit des deux aquariums de l’expérience. A des intervalles de plus en plus brefs, les algues devaient être retirées des parois vitrées ; plusieurs plantes étouffaient littéralement sous une épaisse couche d’algues. L’équilibre avait été très nettement modifié en faveur des algues. Et cela, en dépit du fait qu’aucun changement, même minime, n’avait été apporté à l’éclairage. De même, les mesures de la dureté de l’eau, du pH et du contenu en sels (conductivité électrique), qui avaient été effectuées régulièrement, produisaient des valeurs qui restaient pratiquement constantes.

Cette expérience nous enseigne deux choses : tout d’abord, qu’un changement biologique de l’eau de l’aquarium, à moins d’être constamment encouragé d’une manière artificielle, ne produit ses effets que très lentement et plus l’aquarium est grand, plus cela se fait lentement. Du point de vue technique de l’aquariophilie, cela signifie que toute opération exécutée pour contrecarrer de tels changements, par exemple, la filtration, ne doit avoir qu’un effet assez faible pour réaliser son but. En second lieu, nous pouvons constater, ainsi que nous l’avons déjà mentionné à plusieurs reprises, que la croissance abondante de n’importe quelle sorte d’algues ne permet pas de tirer des conclusions valables en ce qui concerne la qualité de l’éclairage.

Le fait qu’une source lumineuse convient à notre aquarium peut être déterminé à l’avance ; nous pouvons aussi calculer à l’avance le wattage électrique nécessaire pour l’éclairage artificiel et, au moyen de simple mesure, nous pouvons à tout instant vérifier l’intensité lumineuse et l’ajuster à la valeur requise. Dès lors, l’éclairage n’est plus un problème pour nous, mais un instrument maniable dans l’interaction de toutes les influences qui gouvernent la vie des plantes.

Quelque liens utiles pour déterminer le types et la quantité d’appareilles pour avoir un bon éclairage dans son aquarium.

[url=http://ptaff.ca/soleil/]http://ptaff.ca/soleil/[/url]

Il est important de connaitre les différences entre les courbes de sensibilité spectrale des algues, des plantes et de la chlorophylle:
- Les algues apprécient particulièrement le bleu.
- Les plantes apprécient davantage le rouge que le bleu.
- La chlorophylle synthétise à la fois le bleu et le rouge
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